Pour m'aider à écrire tous les jours et à être efficace, j'ai quelques astuces que j'aimerais vous partager.
Ecriture | Partage d'expérience

Trois choses qui m’aident à écrire durant le NaNoWriMo

23 novembre 2018

Il reste moins d’une semaine avant la fin du NaNoWriMo. Ces derniers jours, j’ai du mettre les bouchées doubles pour atteindre mes objectifs. Comme je vous le disais la semaine dernière, jusque là, j’avais tenu un rythme de croisière largement en-dessous de mes capacités. Il fallait que je me bouge, que je me force, que je me fasse un peu violence pour repousser mes limites !

Ce nouveau départ a payé : en une semaine, je suis parvenue à pondre 15 000 mots. Soit... Autant que lors des quinze premiers jours du NaNo. Mon compteur dépasse désormais 30k mots, et, bien que je sois toujours en deçà des prévisions officielles, je suis fière de cette avancée.

En ce moment, je cherche avant tout à être productive et efficace. J’en profite pour partager avec vous trois choses qui m’aident vraiment à écrire pendant ce long mois de novembre.

 

#1 La projection

 

Cela peut paraître un peu curieux, mais la projection est l’une de choses qui me pousse à écrire au quotidien. Qu’on parle de projection, d’affirmation,  de visualisation (choisissez votre favori), il s’agit de se rappeler, tous les jours, de ce qu’on est en train d’accomplir et ce pour quoi on le fait. Pourquoi est-ce que je me casse la tête à écrire? Quel était mon but lorsque je me suis lancé ce défi un peu dingue? Pourquoi est-ce que je dois continuer à aligner des mots sur mon écran, coûte que coûte?

 

J’essaye de me rappeler à chaque instant que si je ne me donne pas les moyens, je n’arriverai pas au bout des choses. Je n’arriverai pas à terminer mon roman, encore moins à le soumettre à qui que ce soit. Et d’une manière générale, je n’arriverai jamais à rien. Écrire est mon but, mon horizon. Et quoi que j’en pense, quoi que j’en dise, je n’ai pas le droit de perdre de vue cet horizon.

 

Dans les moments difficiles, lorsque je peine à m’y mettre ou à avancer : je me projette. Où exactement? Je ne sais pas précisément, mais dans un futur relativement proche où je suis allée au bout de mon projet. Je visualise le roman terminé. J’imagine le moment des corrections, bien différent de la rédaction du premier jet. Je pense au moment où j’enverrai peut-être le manuscrit, à l’attente, aux refus. Je me projette avec mon livre entre les mains. Un véritable livre. Avec une couverture, une page de garde, un résumé. Un livre que je pourrai ranger sur mon étagère, avec les autres. Peu importe que la scène relève du fantasme. Cette projection m’aide à avancer, parce que si j’arrête, si je laisse tomber, alors c’est certain : elle ne sera qu’un rêve inachevé.

 

#2 La récompense

 

Passons à une astuce beaucoup plus terre-à-terre. J’ai tendance à écrire lentement, à perdre facilement ma concentration et à buter sur chacune de mes phrases. Ajoutez à cela une tendance exceptionnelle à la procrastination : vous obtenez un rythme d’écriture ridiculement faible. Pendant les deux premières semaines de novembre, j’avais me beau fixer des objectifs quotidiens en nombres de mots, j’étais bien souvent incapable de les tenir. En début de rédaction, la projection ne m’était pas d’une très grande aide. Jusqu’à ce que je découvre quelque chose qui fonctionne à la perfection chez moi : la récompense !

 

Voilà, c’est dit. Je rechigne au travail, mais dès qu’une récompense apparaît au bout du tunnel, les mots s’envolent comme par magie sur mon clavier. 500 mots, et je m’autorise à prendre un café. 1000 mots, et j’ai le droit de regarder un nouvel épisode de ma série du moment. 1500 mots, et j’irai m’offrir une pâtisserie bien grasse pour le goûter. C’est aussi simple que ça. Si j’arrive à faire de très grosses sessions, je vais jusqu’à m’offrir des livres ou des petits cadeaux. Le plus souvent, ça fonctionne à merveille !

 

Au début, je n’étais pas vraiment fière d’atteindre mes objectifs grâce à ce système un peu bête et méchant. Sauf qu’en fait, il n’y a pas de mauvaise manière d’écrire, ni de mauvais moyen d’y parvenir. Je n’ai pas honte de ne pas être guidée par une sainte inspiration, par quelques génie qui me soufflerait les mots dès que je m’installe pour travailler. J’écris comme un petit âne qui avance pour attraper la carotte devant lui. Et c’est très bien ainsi.

 

L’avantage de cette méthode, c’est qu’elle permet de s’échauffer. Parfois, je n’ai même plus besoin de me promettre une récompense supplémentaire pour continuer à écrire. Mon cerveau s’est habitué, la machine est lancée; et dans ces cas-là je peux enfin laisser le flux créatif faire son travail tout seul comme un grand.

 

#3 La communauté

 

En restant seule dans mon coin, je ne serais jamais parvenue à pondre 30k mots en trois semaines. Durant ce laps de temps, j’ai vécu des périodes de doutes, des envies d’abandon. Quand je passe plus d’une journée sans écrire, je me sens un peu nulle. Si je m’enlise dans mon récit, j’ai l’impression que je ne m’en sortirai jamais. Lorsque je boucle un chapitre, j’ai parfois le sentiment que ce que je fais est vraiment très mauvais.

 

Or, le soutien sans faille de la communauté m’aide à lutter contre ces sentiments négatifs. Le fait de poster régulièrement sur instagram ma progression m’aide à relativiser bien des soucis. Lire tous les gentils commentaires qui suivent sur mes publications me donne une pêche incroyable.

Mais surtout, partager cette aventure avec d’autres apprentis auteurs est devenu absolument crucial. Au début du mois de novembre, j’ai créé un groupe sur instagram afin de rassembler tous ceux qui avaient envie, comme moi, de se lancer dans ce défi un peu particulier. Très vite, le groupe s’est agrandi et s’est peu à peu consolidé.

 

Au fil des jours, nous partageons nos progressions personnelles, nos coup de blues et nos craintes. Pas de jugement, mais une empathie à toute épreuve. Au sein du groupe, on se conseille, on se rassure, on s’entraide au quotidien. Dédramatiser les coups de panique des uns, célébrer les petites victoires de chacun, autant de bonnes ondes qui poussent à écrire en rejetant dos à dos la solitude et la peur de l’échec.

 

Ces trois éléments m’ont permis de rattraper mon retard pendant cette troisième semaine d’écriture. J’apprends au fur et à mesure à me connaître, à comprendre mon fonctionnement. De ce point de vue le NaNo se révèle riche d’enseignements.

 

Je compte bien poursuivre le challenge en espérant peut-être atteindre les 50 000 mots à l’arrivée ! Et vous, quelles sont vos astuces pour écrire tous les jours, ou pour atteindre vos objectifs? 😉

 

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Pour écrire tous les jours et me pousser à atteindre mes objectifs, j'ai quelques petites astuces qui fonctionnent très bien et que j'aimerais vous partager.

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