Quel bilan après deux semaines de NanoWrimo? Quels enseignements peut-on tirer après deux semaines d'écriture intensive?
Ecriture | Partage d'expérience

NaNoWriMo : un état des lieux à mi-parcours

16 novembre 2018

Hier, 15 novembre, marquait la fin de la première moitié du NaNoWriMo. Déjà deux semaines d’écriture intensive, tous les jours (ou presque!). Écrire de manière soutenue pendant un mois est un challenge de longue haleine, et il faut faire avec les petits aléas du quotidien. Cette étape symbolique est donc l’occasion parfaite pour revenir sur plusieurs difficultés et diverses réflexions qui me sont venues au cours de cette première quinzaine d’écriture et dont je tire déjà les enseignements.

Gérer son temps

Certains jours, j’avais toute la journée pour écrire. Parfois, j’ai pu réussir de belles et longues sessions d’écriture, ravie de pouvoir optimiser mon temps de la sorte. D’autre fois, je repoussais sans cesse le moment de m’installer à mon bureau, préférant me caler dans un fauteuil pour lire, regarder une série, traîner sur Internet ou faire le ménage…Tout, plutôt qu’écrire. Conclusion : avoir le temps devant soi n’est pas la condition sine qua non pour écrire. C’est une pure question de volonté, d’humeur, et / ou de discipline. Il faut certes apprendre à gérer son temps, quand on est très occupé, mais l’efficacité d’une session ne dépendra pas uniquement de ce facteur là.

Et puis il y a eu ces journées durant lesquelles je ne pouvais pas écrire du tout. J’ai passé tout un week-end hors de chez moi où je n’avais pas une minute de temps à m’accorder et où mes heures de sommeil étaient comptées. Il a fallu gérer cette “perte de temps”. En arrêtant d’écrire pendant trois jours, j’ai pensé au retard monstre que j’étais en train d’accumuler. Cette seule pensée m’a beaucoup angoissée, jusqu’à ce que je réalise que non seulement ce n’était pas grave, mais que ce c’était aussi nécessaire.

Dans mon cas propre, me couper un peu de l’écriture (mais pas de mon histoire, que je gardais dans un coin de ma tête) m’a fait le plus grand bien. Le lundi qui a suivi, j’ai redémarré sur les chapeaux de roue. D’où le point suivant : que ce soit pour ou contre l’écriture, il faut parfois comprendre et potentiellement revoir ses priorités.

Faire des choix

On a beau faire ce que l’on peut, on ne peut pas se mettre complètement en hibernation pendant trente jours. Entre des rendez-vous importants, prévus de longue date, et des soirées organisées à l’improviste, il y a de nombreux moments au cours du mois où la vie “en dehors de l’écriture” refuse d’être mise entre parenthèses. Si j’ai pu temporairement mettre de côté mon travail, j’ai parfois choisi de faire autre chose qu’écrire. Sortir, peindre, lire, faire du sport…Il y a beaucoup de choses que j’aime faire au quotidien, et il a été compliqué de réduire ou de supprimer certaines activités.

Je reconnais que l’écriture est avant tout un choix. Le NaNoWriMo me permet de comprendre ce choix et de l’appréhender. On peut choisir d’écrire, de renoncer pour un temps à ce qu’on a l’habitude de faire, de s’y mettre malgré la fatigue ou le manque de motivation. Au contraire, on peut choisir de ne pas écrire, si on ressent le besoin, pour une raison ou pour une autre, de lever le pied.

Se remettre en question

Enfin, le plus important de tout : durant cette première quinzaine j’ai appris à me remettre en question. Le déclic s’est fait à la fin de la quatorzième journée, justement; à l’heure de tirer mon premier bilan. J’avais réussi à rédiger 15 000 mots. En somme, j’étais encore loin du compte (25K mots). J’ai commencé à revoir mes ambitions à la baisse, jusqu’à me poser la question : mais pourquoi est-ce que je n’y arriverais pas, au fond? Suis-je forcée de renoncer déjà, à mi-parcours, à écrire mes 50 000 mots, sous prétexte que j’ai du retard à mi-parcours?

J’ai réalisé que si je baissais les bras maintenant, si je me “contentais” d’écrire 30 ou 35 000 mots, à ce stade, c’était renoncer au concept même du challenge. En y réfléchissant d’un peu plus près, j’ai compris que je m’empêchais d’écrire, par peur de ne pas y arriver. En effet, en revoyant mes objectifs à la baisse, je me prémunissais contre tout sentiment d’échec : “Je n’ai pas atteint les 50 000 mots, mais ce n’est pas grave, ce n’est pas de ma faute!”

Il a fallu se remettre en question. Admettre que je n’étais pas complètement à fond dans ce challenge, malgré une avancée honorable en deux semaines. Car je peux faire plus. Je peux faire mieux. L’objectif du NaNoWriMo n’est pas tant d’écrire 50 000 que d’accepter de repousser ses limites, de se dépasser, et de sortir de sa zone de confort. C’est un challenge de vitesse, de productivité, un exercice de style que l’on utilise comme on veut, du moment que l’on se donne au moins les moyens.

Mon bilan personnel

Après deux semaines de NaNoWriMo, j’ai décidé de changer mes habitudes, ma façon d’écriture. Je n’ai pas assez écrit, et clairement, je ne me suis pas donné les moyens de le faire. Je me suis un peu trop reposée sur mes acquis. Néanmoins, cette prise de conscience devrait être bénéfique. Mon objectif, à présent : me rapprocher d’une écriture plus fluide, automatique, nécessaire à la réussite du challenge. Arrêter de penser à ce que j’écris, à vouloir faire de trop belles phrases, trop bien écrites, ou grammaticalement parfaites. Prendre plus de temps pour écrire, et instaurer une nouvelle discipline.

La route est encore longue, mais le concept me plaît toujours autant. J’en apprends un peu plus sur moi, et surtout, surtout : j’écris.

Dans un prochain article, je reviendrai plus en détails sur l’importance de la communauté dans le NaNoWrimo. C’est un sujet sur lequel j’ai fait l’impasse dans cet article mais qui me tient beaucoup à cœur!

Où en êtes-vous à mi-parcours, si vous êtes vous aussi plongé dans cette drôle d’aventure ? 🙂

Quel bilan du Nanowrimo, après quinze jours? Quels enseignements tirer après quinze jours d'écriture intensive?

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