Que faire quand on déteste ce que l'on écrit? Qu'on se sent nul, mauvais, bon à rien? Voici quelques conseils si vous ne pouvez plus voir vore roman en peinture.
Conseils d'écriture

Quand on n’aime pas ce que l’on écrit

15 février 2019

Vous en avez déjà peut-être fait l’expérience, mais il y a des fois où je déteste vraiment mon roman. Et ce que j’écris d’une manière générale. Je dirais même que cela m’arrive souvent. Parfois, cette sensation désagréable finit même par m’empêcher d’écrire complètement. Je me bloque et je désespère : je me sens nulle, mais alors vraiment nulle, incapable, bonne à rien….Vous voyez le tableau. Mais avec le temps, j’ai réalisé que non seulement ces passages à vide n’étaient que temporaires (et heureusement!) mais qu’ils étaient en plus parfaitement normaux. Détester son texte peut complètement faire partie du processus créatif. Une fois que l’on a compris cela, déjà, cela va beaucoup mieux. Mais soyons honnêtes : sur le coup, c’est très frustrant, et il n’est pas rare que je m’arrache les cheveux en maudissant le projet sur lequel je suis en train de travailler.

Alors que faire lorsqu’on déteste ce que l’on écrit? Comment passer outre ce sentiment pour ne pas rester bloqué et ne pas abandonner son projet en cours?

Les raisons d’un tel désamour

Écrire un roman est un processus long. Parfois très long. C’est engageant mentalement mais aussi physiquement. Quand on est plongé en plein dedans, qu’on a la tête pleine de son histoire, de ses personnages, il arrive qu’un coup de mou se fasse sentir. On peut s’agacer de mettre « trop » de temps à écrire. Avoir l’impression que tel ou tel personnage n’est pas assez crédible, ou que telle scène n’est pas assez construite. Quand un doute s’immisce dans un travail au long court, la frustration peut être énorme! La fatigue peut être un facteur déclenchant. Le manque de confiance en soi également. Quand on passe des semaines, des mois à travailler sur un seul et même texte, on peut avoir l’impression de ne jamais en voir le bout. Il suffit d’une mauvaise session d’écriture, ou d’un coup de blues passager, pour se mettre à détester viscéralement son roman.

En ce me concerne, il y a plusieurs phases de l’écriture au cours desquelles je peux me mettre subitement à haïr (oui, oui, n’ayons pas peur des mots! 😀 ) mon texte :

  1. Au début de l’écriture, quand la première excitation liée au démarrage s’estompe. Lorsque j’ai une nouvelle idée de roman et que le projet commence à prendre forme, je suis généralement toute heureuse et toute excitée. Les idées fusent et je n’ai qu’une hâte : me lancer. Les premiers mots viennent facilement, et puis, et puis…Plus rien. Au bout de quelques pages, mon enthousiaste retombe comme un gros soufflé…Et je commence à mépriser mon texte.
  2. Lorsque je termine une partie ou un chapitre important. Je suis en plein milieu de mon récit, et jusque-là, tout allait bien ou presque…Et puis voilà, une baisse de motivation inexpliquée, ou la peur de ne pas y arriver me fait tout remettre en cause. Ce que je viens d’écrire est forcément nul et complètement inepte! Pourquoi me donner la peine de pondre encore 50 000 mots après ça? Le résultat ne pourra être que pire encore !
  3. Vers la fin de l’écriture / Quand le roman est terminé. C’est ce qu’il s’est produit avec mon tout premier manuscrit achevé. J’avais traversé cette première grande aventure sans trop de difficulté (ce qui me paraissait déjà être un exploit), et voilà que les derniers mots posés, tout s’effondre. Je me mets à haïr ce manuscrit sur lequel je viens de bosser avec acharnement pendant deux mois. Au point que je ne l’ai jamais relu ni retouché depuis.

Je déteste mon roman : comment y remédier?

Heureusement, détester son roman n’est pas une fatalité ! Il faut avant tout avoir conscience que c’est parfaitement normal. Déjà, si nous étions tous en adoration permanente de nos propres écrits, ce serait un peu suspect, non? 😉 Sans être trop orgueilleux, il s’agit de trouver un juste équilibre : un bon roman (à mon sens) est avant tout un roman qui vous plaît à vous. Certes, le texte ne sera jamais parfait. Il sera toujours différent que ce que vous vous imaginiez, peut-être même assez loin de votre idée initiale. Mais ce n’est pas une raison pour le rejeter ! Il faut apprendre à se détacher du manuscrit tel qu’on a pu le fantasmer avant l’écriture.

A la fin du mois de janvier, j’ai à nouveau traversé une période de « crise » (bon, on est loin de la crise existentielle, mais bon, sur le moment ça déprime quand même un peu !). Arrivée à la fin de la deuxième partie de mon roman, je me suis sentie brusquement très abattue. Le roman était loin d’être terminé alors que je venais de « souffrir » à boucler une partie qui ne me plaisait qu’à moitié. Pour couronner le tout, je manquais d’idées et d’inspiration pour relancer la dernière phase du roman. Je me suis demandé plus d’une fois si cela valait vraiment la peine de continuer. Je venais d’écrire de la merde, et j’avais d’autres idées en stock, alors pourquoi ne pas laisser tomber ce projet-ci pour me consacrer à un autre? Finalement, par peur d’abandonner définitivement le manuscrit, je me suis forcée à la reprendre, après quelques jours de pause.

Je n’ai pas de solution miracle, mais quelques pistes à vous proposer, et que j’applique dès que la situation se présente.

  • Faire une pause. C’est le conseil le plus bête, le plus simple, mais aussi le plus efficace que je puisse vous donner. Il y a deux manières de faire une pause :
  1. Laisser votre projet actuel et écrire autre chose. Vous pouvez par exemple réfléchir à un prochain roman, mettre en forme des idées, faire des recherches…Mais ce que vous conseille davantage c’est de pratiquer une écriture libre et dénuée de toute pression. Ce peut être des nouvelles ou des formats très courts, pourquoi pas des contes ou des poèmes? N’importe quoi qui soit susceptible de vous changer les idées 😉 Écrire sur un tout autre sujet que celui de votre roman actuel vous permettra de vous aérer l’esprit et stimulera votre créativité.
  2. Faire un break complet. S’arrêter d’écrire pour quelques jours, voire quelques semaines, ce n’est pas un drame. Il ne faut pas culpabiliser de laisser un projet de côté. Si vous êtes en overdose, si vous ne pouvez plus voir votre roman en peinture, la meilleure solution consiste à prendre du recul. Le temps qu’il vous faudra pour vous aérer la tête et vous libérez des émotions négatives. C’est très frustrant sur le moment, mais quand vous vous sentez prêt à affronter de nouveau votre manuscrit, il y a fort à parier que vos doutes ce seront envolés.

  • Effectuer un travail sur soi. Qu’est-ce qui fait que vous retrouvez bloqué à cet instant précis de l’écriture? Qu’est-ce qui ne vous plaît pas en l’état actuel des chose? Prenez un crayon et du papier, et déversez tous les sentiments négatifs que vous éprouvez vis-à-vis de votre roman. L’écriture peut être un moyen de libérer ses émotions et de s’apaiser. Exprimez votre sensation de nullité, vos regrets et votre frustration. Puis essayez d’analyser ce qui vous agace. Est-ce l’histoire en elle-même? Un ou plusieurs de vos personnages? Ou peut-être vous reprochez-vous de manquer de temps pour écrire ce roman qui vous tient à coeur?

  • Lâcher prise. Ça aussi, c’est un conseil qui peut paraître un peu bête, a priori, et pourtant…En tant qu’auteur, on a souvent tendance à se dévaloriser et à se mettre beaucoup de pression. L’activité d’écriture peut être frustrante à bien des égards : manque de reconnaissance, incompréhension de l’entourage, peur de l’échec, mais aussi, de manière plus pragmatique, peur de la précarité du métier. Avec toutes ces craintes qui peuvent peser au-dessus de votre tête, il apparaît d’autant plus normal de se mettre la pression et de douter. On peut avoir l’impression que nos écrits constituent la condition future de notre réussite (assurant, pour ceux dont c’est la seule activité, un confort matériel indispensable). Dans ce contexte, on n’a pas le droit à l’erreur. C’est là qu’il me paraît essentiel d’apprendre à lâcher prise. Relativiser, prendre du recul, remettre les choses à leur juste place. Sortez, aérez vous, arrêtez un peu d’écrire -vous verrez que le monde ne s’arrete pas pour autant de tourner. Faites du sport, de la cuisine, de la randonnée, n’importe quoi qui puisse vous permettre de souffler.

Reprendre confiance en son roman

Après avoir identifié les raisons de votre désamour, et après avoir pris le recul nécessaire par rapport à votre roman, il est temps de reprendre le texte. En douceur, sans se précipiter. Après une bonne semaine de pause, j’ai personnellement repris mon manuscrit en essayant d’éloigner au maximum toute pensée négative. J’avais identifié les raisons qui m’avaient conduite à détester le texte : c’était le moment de reprendre (presque) à zéro avec plus de sérénité. Pour commencer, je me suis interdit de relire le moindre passage. Une page toute neuve, pour regarder devant moi et non derrière ! Voici quelques petits conseils pour réapprivoiser votre manuscrit :

  • Ne pas vous relire. Pour moi, c’est un élément essentiel pour ne pas retomber dans le travers précédent. Ce qui a été écrit auparavant ne pas pas s’envoler de votre cahier / ordinateur, et vous aurez tout le loisir d’y revenir plus tard. Regardez l’horizon devant vous, et reprenez l’écriture en faisant abstraction du reste. Si vous avez fait une pause entre temps, il est même possible que vous ayez totalement oublié les dernières lignes écrites. Une bonne manière de repartir sur de nouvelles bases.
  • Démarrer un nouveau chapitre. Pour les mêmes raisons que précédemment, je vous conseille de reprendre l’écriture à un moment différent de là vous où vous vous êtes arrêté. Tant pis s’il y a un trou à cet endroit du manuscrit, vous le comblerez plus tard. Commencer un nouveau chapitre, voire une nouvelle partie vous ouvre un nouvel horizon, de nouvelles possibilités! Surtout si vous choisissez une scène que vous avez particulièrement envie d’écrire. Pour moi cette astuce marche quasiment à chaque fois. J’ai l’impression de repartir à zéro, et que tout est de nouveau possible (à savoir : écrire le roman qui me plaît 😀 !)
  • Offrez-vous des récompenses. Je ne sais pas vous, mais personnellement, je marche énormément à la récompense 😀 Boire un café, m’acheter une pâtisserie, me regarder quelques épisodes de ma série du moment, autant de petits plaisirs que je me promets si j’avance un peu mon projet. A vous de fixer votre objectif (une limite de mots ou de temps), en commençant doucement (inutile de se forcer à écrire une heure si on n’en a pas envie). L’idée est de retrouver le plaisir d’écrire, tout simplement. Un peu chaque jour. Petit à petit, retrouver confiance en soi et en son écriture.

Ces petits conseils n’ont l’air de rien, mais pour moi ils fonctionnent au moindre coup de déprime. Je ne me mets pas tout de suite à adorer mon roman, loin de là, mais j’arrête au moins de me dévaloriser et de le dévaloriser. L’important est d’apprendre à s’écouter tout en faisant taire la petite voix intérieure qui vous dit que vous êtes nul et que votre roman ne vaut rien. Ce n’est pas vrai! Ce n’est sûrement pas la dernière fois que vous détestez votre texte, et si vous souhaitez avoir une longue vie d’écriture (ce que je vous souhaite!), autant s’entraîner dès à présent à combattre ces émotions négatives, mais nécessaires pour progresser 😉

Vous est-il déjà arrivé, comme moi, de ne plus pouvoir voir votre texte en peinture? Avez-vous des astuces pour vous aider à passer outre? 😉

Que faire quand on déteste ce que l'on écrit? Qu'on se sent mauvais, nul, bon à rien?

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  1. Les grosses phases de down ne m’épargnent pas en tant qu’auteur, mais aussi dures à vivre soient-elles, je remarque qu’elles ne m’ont jamais poussée à haïr mon roman.
    C’est souvent sur moi que tombe ce sentiment de haine, ou sur mes proches qui ne m’ont pourtant rien fait. C’est à dire que je me flagelle de ne pas y arriver, je sais que ce roman est dur et qu’il va me prendre quasiment tout ce que j’ai à donner à ce jour. Je le sais et je l’accepte totalement, mais je me déteste quand je n’y arrive pas. Je me déteste quand je trahis ce roman en n’étant pas assez bonne. Et je déteste mes proches de ne pas lire ce roman en comprenant tout ce qu’il porte, tout son bruit et sa fureur pour moi. Du coup je m’enfonce dans une sorte de mélasse de reproches larvés et d’auto-dépréciation, de beaux sentiments en somme ! Mais haïr mon projet, jamais. Il est toujours le point que je veux atteindre et rejoindre, ma totalité, le phare que je dois faire exister pour les autres. Sans doute me haïr autant et haïr les autres dans ces moments de doute est une très bonne façon, justement, d’épargner mon roman de ma colère.
    Après, je ne sais pas comment je sors de ces phases. Elles sont intenses mais rarement longues. Je crois qu’après une bonne nuit de sommeil elles s’en vont d’elles-mêmes. Mon conseil serait donc : une camomille et dodo ~

    Un article intéressant en tout cas, et rassurant également : la route est dure pour chacun. Merci d’avoir partager ton expérience avec nous !

    1. Merci pour ton retour ! 🙂 J’aime beaucoup le sentiment de respect qui semble se dégager dans ton rapport à ton roman : je trouve ça vraiment beau, quelque part, et admirable ! Evidemment, il est dommage d’avoir de tels sentiments négatifs à ton égard dans les moments de doute, mais je crois que ça fait un peu partie du « jeu » de l’écriture. Si quelque chose coince, ou bien si un doute s’immisce, il semble normal qu’il faille l’exorciser et faire ressortir toute cette colère et cette frustration…En général, c’est pour le mieux! J’aime beaucoup quand tu dis que tu essayes « d’épargner ton roman de ta colère » !

  2. Oui ça m’est déjà arrivé de douter énormément de mon roman de le trouver nul, insipide et autant de joyeux adjectifs. Moi ce que je fais, c’est que je me concentre sur un autre projet pour souffler un peu, pour éviter la lassitude je travaille toujours sur 2/3 projets en même temps à des stades différents.

    1. Merci pour ton retour ! Travailler sur différents projets à des stades divers et variés, c’est également ce que je commence à faire, histoire de ne plus trop me prendre la tête. Sinon, on ne s’en sort plus, et on pourrait rester bloqué des mois et des mois sur le même texte…

      1. Oui c’est exactement ça ! Comme ça j’évite la lassitude. En ce-moment je teste les jeux d’écriture aussi pour briser la routine.

  3. Au début je manquais cruellement de confiance en moi. J’ai commencé à écrire des fanfictions à l’âge de 12 ans, puis à l’âge de 16 ans j’ai découvert les classiques et je suis tombée amoureuse de la littérature ancienne et du style. C’est là que ce fut dramatique pour ma pratique de l’écriture parce que je ne cessais de me comparer avec de grands écrivains. Alors que c’est complètement bête. Maintenant ça va beaucoup mieux, je ne me mets plus la pression et je fais des pauses quand j’en ai besoin. Tes conseils fonctionnent pour moi en tout cas !

    1. Oh, je me reconnais un peu dans ce que tu dis, à propos des grands écrivains…Effectivement ça peut sembler « bête », mais quand on ne lit QUE du classique (ce qui était aussi mon cas pendant de nombreuses années), on se sent incapable d’écrire. Même inconsciemment (ce n’est que maintenant que j’analyse les choses comme ça). On sent qu’on ne peut pas se mesurer à ça, le moindre mot posé sur le clavier ou le papier semble insipide, sans parler des tournures de phrases…Bref, tu as raison, c’est important de ne surtout pas se mettre la pression, et de se détacher absolument de cette image « fantasmée » de la littérature 🙂

  4. Alors là…Je vois totalement ce dont tu parles, car je suis en plein dedans! 😔 Tu as peut-être remarqué que je me fais discrète depuis quelques jours sur Insta par exemple…C’est parce que j’ai frôlé le burnout 😔 Je ne suis pas parvenue à finir la correction de mon roman, tellement il me sort par les oreilles! 😨 Je ne le supporte plus! Depuis la fin du Nano j’ai essayé d’ignorer cette sensation qu’il manque quelque chose à mon texte. Et en même temps je me suis mis la pression comme une folle, en voulant à la fois terminer mon manuscrit, mais aussi me faire connaître en tant qu’auteur, développer mon blog et une stratégie sur les réseaux sociaux, essayer d’écrire d’autres choses en parallèle pour publier un recueil de nouvelles (chose que je ne suis pas parvenue à faire non plus), bref tout en même temps…Résultat je suis en pleine overdose…En particulier de réseaux sociaux et du stress de devoir sans arrêt trouver des choses à publier…Mais pire encore, je ne supporte plus mon roman, ni même l’idée d’écrire 😱😰 C’est vraiment un tout…Lundi ou mardi j’ai fondu en larmes au réveil, à cause de toute cette pression que je me mets (et l’aspect financier dont tu parles y est pour quelque chose aussi). C’était vraiment le trop plein, j’en arrive à ressentir de l’angoisse et de la panique à l’idée de tout ce que je dois faire (et le fait que j’utilise le mot « dois » et pas « j’ai envie » prouve que ce n’est plus un plaisir, c’est devenu une obligation 😥 Je n’ai pas du tout envie de voir l’écriture ou même une carrière d’auteur de cette façon! 😔). Du coup cette semaine: relâche! J’ai rangé mon manuscrit, éteins mon PC pour de bon, désinstaller toutes les applications de réseaux sociaux de mon téléphone, je n’ai même pas écrit l’article d’aujourd’hui pour mon blog…J’ai besoin d’un gros break et tant pis si ça repousse la sortie de mon roman…Je pense que la semaine prochaine ce sera pareil, je vais aller passer quelques jours à la mer pour me changer les idées et changer de décor…Je n’ai pas envie de laisser cette overdose devenir permanente donc autant prendre tout le temps nécessaire pour que les choses reviennent à la normale. Je ne reprendrai le boulot que lorsque je n’aurai plus de montée d’angoisse ou de panique à cette idée…Tant que l’enthousiasme et l’envie réelle, voire l’impatience de m’y mettre, ne sont pas revenus je sais que ça ne sert à rien…Du coup là j’attends et je cherche d’autres façons de m’occuper…Paradoxalement, c’est très dur de « décrocher ». Ça fait un peu junkie de dire ça mais pourtant c’est vraiment comme ça que je le ressens 😕 Je ne sais pas quoi faire de mes journées, c’est très perturbant…Je voulais en profiter pour avancer dans mes lectures mais même ça j’arrive pas, je passe sans cesse d’un livre à l’autre sans parvenir à accrocher à quoi que ce soit… Bref, c’est la merde en ce moment 😅 J’espère que ces deux semaines de break suffiront à me permettre de rebondir et retrouver l’enthousiasme…

    1. Olalala 🙁 J’espère que partir un peu loin de toutes ces préoccupations, ce stress et ces angoisses te permettra effectivement de bien de te reposer…Je crois que dans ce genre de situation il n’y a pas grand-chose à faire malheureusement, à part faire un break, partir, souffler, ne plus penser à rien…Il faut que tu prenne soin de toi avant tout, pour pouvoir plus tard retrouver ton roman et tous tes projets de manière apaisée. Courage!

  5. J’ai beau chercher dans mes souvenirs, non, aucune haine envers l’un de mes romans pendant la phase de rédaction. En revanche, je n’aime plus du tout mes premiers romans publiés, pas assez aboutis, et que j’aimerais pouvoir brûler (et qu’ils disparaissent des étagères des lectrices et lecteurs, même si elles et ils ont aimé) (pff, cette manie de ne pas vouloir négliger le féminin produit des phrases horribles).
    Du découragement, des doutes, des « il craint, ce chapitre », oui, mais fondamentalement, j’aime ce que j’écris. Je relis parfois des bribes, les jolis paragraphes, pour m’encourager.

    1. C’est intéressant, ça! Je ne peux pas comparer bien sûr, puisque je n’ai pas encore de roman que je peux considérer comme définitivement terminé (et encore moins publié!), donc difficile à dire comment je pourrais considérer mes écrits après coup. Peut-être que ça me permettrait d’être plus indulgente envers moi-même au moment de l’écriture… 🙂

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